Itinéraire du patient vivant avec un diabète de type 2 ( ou DT2)
Le diabète étant une maladie chronique en constante évolution, le traitement doit être réévalué régulièrement et tout changement ou intensification de traitement représente une étape importante pour le patient. Pharmaciens, vous êtes en 1re ligne.
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Itinéraire du patient vivant avec un diabète de type 2 le pharmacien, un maillon essentiel dans la prise en charge le diabète est qualifié de mal du siècle. Le nombre de patients adultes vivant avec un diabète a presque quadruplé en 24 ans. Ainsi, 589 millions de patients sont atteints de diabète en 2024, soit plus de 1 personne sur 9 selon la FID 2025.(1)
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Si la tendance actuelle se poursuit, la Fédération internationale du diabète estime que 853 millions d'adultes seront atteints de diabète d'ici 2050. En cause, de nombreux facteurs environnementaux et génétiques, socio-économiques, démographiques, liés au vieillissement des populations et la flambée du diabète de type 2 avec l'augmentation des taux d'obésité, la mauvaise alimentation et la sédentarité.(1)
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En France, environ 4,2 millions deux cent mille patients adultes sont diagnostiqués et pris en charge pour un diabète, soit 1 français sur 10, dont 97% pour un diabète de type 2.(3) Et si les tendances se poursuivent, on peut s'attendre à compter en 2027 environ 520 000 patients supplémentaires vivant avec un diabète par rapport à 2021, dont 500 000 vivants avec un diabète de type 2. (3) Le diabète est une maladie silencieuse, mais les complications sont réelles.
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Il constitue un enjeu de santé publique majeur. (2) En France, il est la première cause de mise en dialyse des patients. (2) Plus de 35% des patients souffrent d'une rétinopathie après 20 ans d'évolution.(2) Le diabète de type 2, qui représente 97% des cas, multiplie par 2 à 3 la morbidité et la mortalité cardiovasculaire. (2) La prise en charge pour le diabète de type 1 repose sur un apport en insuline. (5) Pour le diabète de type 2 sur la mise en place et le respect de mesures hygiénodiététiques, puis sur l'instauration de traitements médicamenteux. (2)
Ainsi, les progrès sont majeurs dans la prise en charge du diabète de type 2 avec l'arrivée des dernières classes venant renforcer l'arsenal existant tel que les analogues du GLP-1 (6) un ou les inhibiteurs des SGLT 2. (7) Ces molécules ont pour but (2,8) d'améliorer le contrôle glycémique et de prévenir la survenue de complications.
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Ce large panel de traitement permet au médecin d'individualiser la prise en charge du diabète en fonction de l'évolution de la maladie. Tout changement ou intensification de traitement représente une étape importante pour le patient. On peut citer en particulier l'initiation d'un traitement injectable en ajout d'un traitement antidiabétique oral, qui peut être perçu par le patient comme un signe d'aggravation de la maladie et donc source d'inquiétude. Votre rôle en tant que pharmacien est d'intégrer ces changements,
d'écouter et motiver les patients pour individualiser la prise en charge.
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Il s'agit de faire alliance avec le patient pour que le traitement soit mieux compris et mieux accepté. Pour vous aider à faire alliance avec vos patients à chaque cap important de leur prise en charge, Lilly vous propose un programme dédié pour renforcer vos connaissances thérapeutiques, adopter la bonne posture éducative lors des changements de traitement, délivrer des conseils personnalisés pour améliorer l'observance, et accompagner votre patient dans l'atteinte de ses objectifs thérapeutiques.
Accompagnement du patient sous ADO (antidiabétique oral)
Paramètres de l’évaluation de l’équilibre glycémique
Le contrôle de la glycémie est essentiel pour prévenir les complications du diabète .
Plusieurs paramètres de mesure permettent d’évaluer l’équilibre glycémique pour une prise en charge personnalisée : L’Hb1Ac, les glycémies à jeun ( GAJ) et Post-prandiales ( GPP) et le Temps dans la cible (TIR)
Retrouvez toutes les informations sur le site lillydiabete.fr
En savoir plus sur le diabètePassage aux Analogues du GLP-1
Comment délivrer les analogues du GLP-1 à l’officine ?
Dans ce module nous étudierons le mécanisme d’action des analogues du GLP-1 et leurs bénéfices, de l’initiation au renouvellement de traitement chez les patients vivant avec un diabète de type 2
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Bienvenue dans ce module InfOfficine qui sera l’occasion de faire le point sur la délivrance des analogues du GLP-1 dans le traitement du diabète de type 2.
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Prenons l’exemple de Paul, dont le diabète de type 2 a été diagnostiqué il y a 5 ans.
Malgré un traitement par antidiabétique oral, ses objectifs glycémiques ne sont pas atteints et son médecin décide d’ajouter un analogue du GLP-1. Pour la plupart des patients vivant avec un diabète de type 2, la HAS recommande un objectif d’hémoglobine glyquée (HbA1c) inférieur ou égal à 7%. (16)
Son cas est loin d’être isolé. Le diabète est en pleine expansion en France avec plus de 4 Millions de personnes traitées :
- principalement des DT2
- et beaucoup de patients non diagnostiqués.
Comme pour Paul, il arrive que les objectifs glycémiques ne soient pas atteints.
Parmi les facteurs en cause : l'évolution naturelle de la pathologie, la difficulté à respecter durablement les mesures hygiéno-diététiques et à contrôler son poids. Tout cela conduit généralement à une escalade thérapeutique.
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Si son diabète est mal contrôlé, Paul risque de souffrir de complications à court et à long terme. Les risques de complications métaboliques aigues sont : l’hypoglycémie, lorsque le patient est traité par des antidiabétiques hypoglycémiants, l’hyperglycémie et l’acidocétose. Lorsqu’elles s’aggravent en l’absence de prise en charge, elles peuvent conduire à des troubles de la conscience et à un coma.
A long terme, cet état d'hyperglycémie chronique conduit à une atteinte des petits et gros vaisseaux sanguins, aboutissant à une altération progressive de nombreux organes. On peut citer les risques de maladies cardiovasculaires, d’insuffisance rénale, d’amputation ou de cécité.
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Le diabète de type 2 est une pathologie chronique secondaires à deux mécanismes physiopathologiques : une insulinorésistance qui est aggravée par le surpoids et une altération de la sécrétion d'insuline par le pancréas.
La maladie évolue en 3 étapes :
- au début le pancréas s'adapte et augmente sa production d'insuline. Cet hyperinsulinisme compense globalement l'insulinorésistance et les glycémies restent contrôlées sauf en post-prandial; on parle d'intolérance au glucose ou de prédiabète.
- une seconde phase, où la sécrétion d'insuline n’est plus suffisante pour compenser et les glycémies augmentent y compris à jeun. On est au stade de diabète comme c'est le cas pour Paul
- une troisième phase plus tardive marquée par un déficit sévère de la sécrétion en insuline par le pancréas.
Pour limiter le risque de complications, le patient doit bénéficier d’une prise en charge adaptée. Les mesures hygiéno-diététiques sont recommandées en priorité chez le patient vivant avec un diabète de type 2, puis, si elles ne suffisent pas, un traitement médical est proposé. Dans cet arsenal thérapeutique, on distingue : les antidiabétiques oraux, avec différentes classes disponibles, ainsi que les traitements injectables, qui comprennent les analogues du GLP-1 / incrétines et l’insuline. Il est également nécessaire de traiter les autres facteurs de risque cardiovasculaires et les complications du diabète.
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Les objectifs du traitement par les analogues du GLP-1 rejoignent les objectifs globaux des traitements du diabète de type 2 :
- Normaliser la glycémie, pour prévenir les complications du diabète
- Mais aussi bénéficier des divers avantages métaboliques de cette classe, que l’on verra par la suite.
Selon la HAS, les analogues du GLP-1 ont une place dans la stratégie thérapeutique du DT2 :
- En bithérapie
- En trithérapie
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Voyons d’abord comment le GLP-1, de la classe des incrétines, est naturellement produit par l’organisme. Après un repas, la glycémie augmente. L’intestin produit des hormones dites incrétines dont le GLP-1 qui agit au niveau du pancréas en stimulant la sécrétion d’insuline et en freinant celle du glucagon. Cela contribue à normaliser la glycémie.On estime que 60% de la sécrétion d’insuline après un repas est due à l’action des incrétines. Chez le diabétique de type 2, cet effet est nettement réduit. Point important : les incrétines n’agissent que lorsque la glycémie est en excès. Elles sont donc inactives quand la glycémie est normale. Leur demi-vie est extrêmement courte, de l’ordre de 2 minutes car elles sont rapidement dégradées par l’enzyme DPP-4.
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Le GLP-1 n’agit pas seulement sur le pancréas pour réguler la glycémie. Il agit aussi au niveau :
- Du cerveau pour moduler la sensation de satiété et réduire la prise alimentaire.
- De l’estomac pour ralentir la vidange gastrique. L’absorption du glucose au niveau de la muqueuse intestinale est diminuée et la glycémie post-prandiale régulée.
- Il a aussi une action protectrice au niveau cardiaque.
- Et contribue à réduire la production de glucose au niveau hépatique.
Toutes ces actions bénéfiques restent toutefois limitées car la demi-vie du GLP-1 endogène est très courte.
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On comprend alors l’intérêt des analogues du GLP-1, qui miment l’action du GLP-1 endogène en résistant à la dégradation par l’enzyme DPP-4. Leur demi-vie, plus longue que l’hormone endogène, les rend particulièrement intéressants dans le traitement du DT2.
En effet :
- Ils augmentent la sécrétion d’insuline et freinent celle du glucagon. Résultat : l’hyperglycémie du patient vivant avec un diabète de type 2 aura tendance à se normaliser. Dans la mesure où ces effets ne s’exercent que lorsque la glycémie est augmentée, il y a donc peu de risque d’hypoglycémie.
- Ils modulent au niveau du système nerveux central la satiété ce qui contribue à diminuer la prise alimentaire et permettre une perte de poids. Cela présente un intérêt important chez les patients vivant avec un diabète de type 2 en situation de surpoids ou d’obésité.
- Des études ont également démontré, pour certains analogues du GLP-1, des effets bénéfiques sur la réduction des évènements cardiovasculaires.
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Les principaux effets indésirables des analogues du GLP-1 sont gastro-intestinaux : nausées, vomissements, diarrhées et dyspepsies. Ils sont généralement transitoires et ne durent que quelques jours après le début du traitement.
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Plusieurs analogues du GLP-1 sont actuellement commercialisés en France pour le traitement du DT2. Ils sont administrés par voie injectable en sous-cutané au niveau de l’abdomen, de la cuisse ou du haut du bras. Leurs rythmes d’administration sont en revanche variable en fonction des spécialités :
- Quotidien, pluri-quotidien ou hebdomadaire.
- Leur prise peut se faire au moment des repas ou indépendamment de ceux-ci.
- Leur administration s’effectue au moyen de stylos pré-remplis qui peuvent être à usage unique ou multiple.
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En tant que pharmacien d’officine, votre rôle est clé dans l’accompagnement global du patient vivant avec un DT2. Il est important de rappeler à Paul les recommandations hygiéno-diététiques qui sont prioritaires. L’autosurveillance glycémique n’est pas nécessaire avec les analogues du GLP-1 mais peut être recommandée si le traitement est associé à de l’insuline ou des sulfamides hypoglycémiants. Enfin, il est important que Paul bénéficie d’un suivi médical régulier, au minimum tous les trois mois. Son médecin dosera son hémoglobine glyquée, principal élément de suivi de l’équilibre glycémique, et il pourra être amené à ajuster son traitement.
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Le passage à un analogue du GLP-1 est un cap important pour Paul et en tant que professionnel de santé de proximité, vous devez l’accompagner et trouver les mots justes pour le rassurer.
- Paul doit bien comprendre que ce n’est pas de l’insuline même si c’est un traitement injectable.
- Préciser que l’injection est facilitée par le stylo pré-rempli et proposer s’il le souhaite de faire une démonstration avec lui.
- Ne pas hésiter à lui rappeler les effets bénéfiques associés à ces médicaments.
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- Rappeler les principaux effets indésirables du traitement, comme les troubles digestifs qui disparaissent généralement avec le temps. Pour limiter la survenue de ces effets, conseiller à Paul de fractionner ses repas, de prévoir de plus petites assiettes et de s'arrêter de manger lorsqu’il ne ressent plus la sensation de faim. Préciser que ces effets ne sont pas systématiques et inviter Paul à signaler tout autre effet indésirable.
- Comme pour tout traitement, Paul doit informer son médecin ou son pharmacien s’il prend d’autres médicaments pour éviter le risque d’interaction médicamenteuse.
- Indiquer les modalités de conservation du traitement, avant et en cours d’utilisation, en particulier si Paul prévoit de partir en voyage.
- L’observance est essentielle dans cette maladie chronique. Rappeler à Paul la conduite en cas d’oubli.
A noter : Les analogues du GLP-1 ne doivent pas être pris durant la grossesse ou l’allaitement. En cas de désir de grossesse, inviter la patiente à consulter son médecin.
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Il est indispensable de rappeler les mesures hygiéno-diététiques à toutes les étapes de la prise en charge de Paul. Lui rappeler notamment à quel point il est essentiel qu’il pratique une activité physique. Les multiples bénéfices en font un traitement à part entière de son diabète. Suggérer à Paul d’adapter la durée de son activité physique en fonction de son intensité : 45 minutes de marche lente ou 30 min en marche rapide.Enfin, l’inviter à revenir au comptoir en cas de difficultés vis-à-vis de ce nouveau traitement ou de sa maladie en général.
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Ce module est terminé. Nous espérons qu’il vous aidera à mieux comprendre les analogues du GLP-1 et leur délivrance au comptoir.
Dialogue au comptoir : Délivrer un analogue du GLP-1
Comment répondre aux interrogations des patients vivant avec un diabète de type 2 pour optimiser le passage à ce premier injectable
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Bonjour. Bienvenue dans ce module infOfficine Analogues du GLP-1 et Dialogue au Comptoir
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Voici Paul. Plutôt sédentaire, Paul a 56 ans.
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En complément de mesures hygiéno-diététiques, il est traité depuis plusieurs années par metformine pour son diabète de type 2 avec lequel il vit mais ses objectifs glycémiques ne sont pas atteints.
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Son médecin vient de lui apprendre que son traitement devait être intensifié et lui propose un traitement injectable : un analogue du GLP-1. Paul se pose des questions au sujet de son nouveau traitement. Il se rend chez son pharmacien.
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Le traitement injectable inquiète Paul. Est-ce de l’insuline ? Est-ce que sa maladie s’aggrave ? Devra-t-il prendre ce médicament toute sa vie ? Il s’inquiète également de la complexité de l’administration.
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Pharmacien :
“L’analogue du GLP-1 n’est pas de l’insuline, il est efficace lorsque le diabète est mal équilibré. Il permet de baisser votre glycémie. Vous verrez, l’administration est simple – je vais vous expliquer comment faire.”
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Paul revient à la pharmacie avec sa nouvelle ordonnance, avec l’ajout d’un analogue du GLP-1.
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Paul n’est pas très bavard. Son pharmacien comprend que le passage vers ce nouveau traitement pour lui est un cap difficile. Paul lui avoue qu’il n’a pas bien compris en quoi cela consistait.
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Pharmacien : Ce médicament va agir sur votre pancréas pour vous aider à produire de l’insuline et réguler votre glycémie. Il agit comme une hormone naturellement produite par votre organisme(2).
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Pharmacien : L’analogue du GLP-1 n’agit que lorsque la glycémie est trop élevée.
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Pharmacien :
Cette classe thérapeutique est responsable de nombreuses actions, telles que :
- La baisse de votre glycémie(1)
- Une perte de poids (2)
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Le pharmacien revoit avec Paul les modalités de prise et de conservation.
Pharmacien :
Vous avez différentes zones possibles du corps pour les injections sous-cutanées : le haut du bras, l’abdomen ou la cuisse. Si vous le souhaitez, l'injection peut être effectuée dans la même zone du corps chaque semaine mais il faudra alors changer de site d’injection à chaque fois dans la même zone(3), en tournant par exemple dans le sens des aiguilles d’une montre.
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Pharmacien :
Si vous avez peur d’oublier votre traitement, mettez une alarme sur votre téléphone. Voici une boite pour recycler vos déchets perforants : vos aiguilles ou stylos auto injecteurs usagés. Il est important de ne pas les jeter à la poubelle !(3) Et n’oubliez pas : rangez votre traitement au frigo !(3)
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Paul va-t-il bien tolérer son nouveau médicament ?
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Pharmacien : Il est possible que vous ayez en début de traitement des troubles digestifs comme des nausées par exemple. Ils sont fréquents mais le plus souvent passagers(3).
N’arrêtez pas votre traitement sans consulter votre médecin.
*La présentation des EI n'est pas exhaustive. Le patient doit consulter la notice de son traitement pour les connaitre dans leur globalité.
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Pharmacien :
Pour limiter leur apparition, vous pouvez par exemple fractionner vos repas, prévoir des portions moins importantes. Il est important aussi que vous arrêtiez de manger lorsque vous ne ressentez plus la faim(4). N’hésitez pas à revenir m’en parler si besoin.
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Aujourd’hui, Paul revient suite au renouvellement de son traitement par analogue GLP1.
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C’est l’occasion pour son pharmacien de faire le point sur son traitement.
Pharmacien : Comment vous sentez-vous ? Comment supportez-vous votre nouveau traitement ?
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Paul lui répond qu’il s'est bien habitué à son traitement. Il a un peu moins d’appétit et s’est remis à faire du vélo. Mis à part quelques douleurs abdominales la première semaine, rien d’autre à signaler.
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Bravo pour la reprise d’une activité physique, continuez comme ça ! …
Pharmacien : Et vous reste-t-il des doses chez vous ?
Paul lui répond qu’il a tout utilisé, son pharmacien comprend qu’il est bien observant.
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La mise en place d’un traitement par analogue du GLP-1 est une étape importante pour le patient vivant avec un diabète de Type 2 et en tant que professionnel de santé de proximité, le pharmacien a un rôle important à jouer.
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Être à l’écoute et délivrer les messages clés, avant même la primo-délivrance permet de garantir que ce nouveau traitement sera bien géré et accepté par le patient vivant avec un diabète de type 2.
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Et cet accompagnement global doit se maintenir à chaque étape du suivi. Vérifier la tolérance, l’observance, lever les éventuels freins et rester à l’écoute. Un patient bien préparé et accompagné, c’est une adhésion au traitement optimisée.
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Merci d’avoir suivi ce module. Pour plus d’informations, consultez le module
« Comment délivrer les analogues du GLP1 à l’officine » disponible sur le site Lillypharmacien
Passage aux insulines
Comment délivrer les insulines à l’officine ? Partie 1
Dans cette 1ère partie, nous ferons le point sur l’insuline dans le traitement du diabète de type 2, sur les différents types d’insulines et leur mode d’administration
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Bienvenue dans la première partie de ce module infofficine, qui sera l'occasion de faire le point sur l'insuline dans le traitement du diabète de type 2, ainsi que sur les différents types d'insuline et leur mode d'administration. Prenons l'exemple de Pauline, dont le diabète de type 2 a été diagnostiqué il y a plus de 10 ans. Malgré un traitement par antidiabétique oraux, Ces objectifs glycémiques ne sont pas atteints.
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Son médecin envisage prochainement la mise en place d'une insulinothérapie. Le diabète de type 2 est une pathologie chronique qui évolue sur des dizaines d'années, souvent à bas bruit et selon 3 étapes successives, l'insulinorésistance aggravée par le surpoids du patient, l'hyperinsulinisme lorsque le pancréas s'adapte et augmente sa production d'insuline.
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Puis l'insulinodéficience lorsque le pancréas n'est plus capable de sécréter assez d'insuline pour réguler la glycémie. C'est le cas de notre patiente Pauline. Son cas est loin d'être isolé. En France, environ 15% des personnes ayant un diabète de type 2 sont traitées par insuline. Dans la prise en charge du diabète de type 2, le passage à l'insuline intervient après les stratégies non médicamenteuses, les traitements antidiabétiques oraux avec différentes classes disponibles.
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Les analogues du GLP1, qui sont des traitements injectables dans le cadre de l'initiation ou de l'adaptation d'un traitement insulinique. Certaines règles de pratique sont à privilégier pour optimiser la prise en charge du patient diabétique. On commence toujours par une dose initiale faible, en général 0, une unité par kilo et par jour. Dès le départ, il est essentiel de définir un objectif clair de glycémie à jeun au réveil.
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Les doses doivent être adaptées tous les 3 jours selon les glycémies observées au réveil et en fonction de l'objectif fixé. En pratique, on ajuste généralement de plus ou moins une à 2 unités, sauf situation particulière. Une réévaluation régulière des traitements, qu'ils soient oraux ou injectables, est indispensable. Elle permet d'ajuster la stratégie en fonction des besoins du patient, quelle que soit la stratégie médicamenteuse choisie. Une évaluation globale doit être réalisée à 3 et 6 mois.
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Efficacité, tolérance, acceptabilité, mais aussi l'adhésion du patient au traitement. Et bien sûr, si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, une réévaluation plus rapide s'impose, notamment en cas de signe clinique d'hyperglycémie ou d'effets indésirables comme des troubles digestifs, une hypoglycémie, une prise de poids ou d'autres symptômes lors de l'instauration de l'INSULINOTHÉRAPIE chez Pauline.
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Différents éléments doivent être mis en place, comme la définition d'objectifs glycémiques clairs, la réalisation d'une autosurveillance glycémique et l'éducation thérapeutique avec pour objectif de la rendre autonome avec son traitement. L'insuline est une hormone hypoglycémiante sécrétée physiologiquement par les cellules bêta des îlots de Langerhans du Pancréas. Son rôle principal est de réguler le taux de glucose dans le sang. On distingue 2 types de sécrétion d'insuline.
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Une sécrétion basale continue qui permet de couvrir les besoins vitaux, une sécrétion prandiale à chaque repas lié aux apports de glucides. Chez Pauline, ayant un diabète de type 2 et nécessitant une insulinothérapie, la sécrétion d'insuline n'est plus suffisante. Le taux d'insuline ne permet plus de réguler sa glycémie.
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L'insuline, en améliorant le contrôle glycémique, réduit le risque de complications microangiopathiques, oculaires et rénales. Ses principaux effets indésirables sont les hypoglycémies qui nécessitent un apprentissage du patient pour apprendre à les prévenir et à les gérer, des réactions au site d'injection pouvant survenir. On distingue des insulines en fonction de plusieurs critères, leur origine de fabrication.
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Leurs profils pharmacodynamiques rapides, intermédiaires ou lents, le type de sécrétion qu’elle mime :Basale ou Prandiale. Parmi les différentes insulines commercialisées, on retrouve les insulines basales avec les insulines intermédiaires, les analogue lents, les Insulines prandiales avec les Insulines ordinaires humaines, les analogues rapides et rapides à cinétiques accélérés et les insulines mélangées appelées prémix.
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Voyons d'abord les insulines basales. Elles ont pour objectif de reproduire la sécrétion de base d'insuline entre les repas et pendant la nuit. Les insulines intermédiaires, aussi appelées NPH, ont une durée d'action intermédiaire entre 8 à 16h00, qui ne couvre pas tous les besoins quotidiens. Elle nécessite ainsi 2 injections par jour. Les analogues lents, eux, sont obtenus à partir de modifications de l'insuline native.
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Leur pharmacocynétique et pharmacodynamie sont modifiés avec une durée d'action d'environ 24 h, voire plus pour certaines, permettant une diminution des hypoglycémies et un meilleur contrôle glycémique. Contrairement aux insulines intermédiaires, une seule injection par jour est suffisante. À l'inverse des Insulines Basales, les Insulines Prandiales miment la sécrétion d'insuline suite aux apports glucidiques des repas et des collations.
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On y retrouve les insulines humaines ainsi que les analogues rapides et rapides à cinétiques accélérés. Les analogues rapides et ceux à cinétiques accélérés ont subi une modification structurelle permettant le confort d'une injection plus immédiate, une réduction du PIC glycémique postprandial et une diminution des hypoglycémies à distance des repas. Le traitement par insuline se fait par 2 moyens, soit par injection en stylo ou par pompe à insuline.
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La plupart des Insulines ont une concentration de 100UI par Millilitre, mais ces dernières années, des insulines concentrées sont apparues uniquement pour les stylos injectables, avec des concentrations de 200 ou 300UI par Millilitre pour certaines Insulines basales et de 200UI par Millilitre pour certaines Insulines Prandiales. Les insulines que nous venons de voir peuvent être disponibles en stylo injectable, pré rempli en cartouches et en flacons.
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Ce panel permet un traitement sur mesure adapté à chaque patient en fonction de son État clinique, son âge, son poids, sa taille et son mode de vie. Voici quelques points clés à retenir selon les recommandations de la HAS, l'insulinothérapie est indiquée chez un patient ayant un diabète de type 2, suite à un échec de traitement par une association d'antidiabétiques oraux et, ou analogues du GLP un.
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Il existe différents types d'insulines classées en fonction de leur origine, leur profil pharmacodynamique et le type de sécrétion qu'elles miment. L'administration de l'insuline se fait par stylo injectable ou pompe à insuline. Attention, ne jamais remplir une pompe à insuline avec un stylo injectable, mais avec un flacon à insuline et une seringue. Cette première partie est terminée.
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Retrouvez la suite de ce module sur le site Lilly, dans lequel nous retrouverons Pauline sous insuline Basal puis prandiale. Retrouvez sur le site de Lilly d'autres modules qui concernent eux la classe des analogues du GLP un, incrétine.
Comment délivrer les insulines à l’officine ? Partie 2
Dans cette 2nd partie nous aborderons la délivrance des insulines basales et prandiales dans le traitement du diabète de type 2 ainsi que la surveillance glycémique
Télécharger la version PDFDans cette 2nd partie nous aborderons la délivrance des insulines basales et prandiales dans le traitement du diabète de type 2 ainsi que la surveillance glycémique
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Bienvenue dans la 2ème partie de ce module infofficine qui sera l'occasion de faire le point sur la délivrance des insulines basales et Prandiales dans le traitement du diabète de type 2. Retrouvons Pauline ayant un diabète de type 2 depuis plus de 10 ans suite aux objectifs glycémiques non atteints malgré les traitements antidiabétiques oraux.
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Son médecin lui a prescrit une injection par jour d'insuline basale avec révision de la posologie du sulfamide hypoglycémiant afin de limiter le risque d'hypoglycémie lors de ce passage à l'insuline qui est une étape souvent stressante, votre rôle en tant que pharmacien d'officine est clé dans l'accompagnement du patient. Rappelez à Pauline le schéma d'injection ainsi que les bonnes pratiques d'injection par stylo sensibilisez la à l'autosurveillance glycémique.
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Indispensable lors de la mise en place de l'insulinothérapie et vérifier sa bonne compréhension. Enfin, rassurer Pauline sur les Hypoglycémies grâce à des conseils pour les gérer et les prévenir. L'instauration d'une insulinothérapie fait toujours l'objet d'une discussion éclairée entre le patient et son médecin et d'un apprentissage dans le cadre de l'éducation thérapeutique.
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Le médecin réévalue l'intérêt de chaque traitement non insulinique en fonction des bénéfices attendus de chacune des molécules, et ajuste ainsi la prescription en prenant en compte les recommandations de la HAS. Comme pour notre patiente Pauline, le diabète de type 2 de Pauline continue d'évoluer et l'injection d'une insuline basale au coucher ne suffit plus pour maintenir une hémoglobine glyquée à l'objectif.
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Une intensification de l'insulinothérapie est instaurée avec ajout d'une insuline prandiale. L'objectif est de limiter le temps passé en hyperglycémie pour diminuer le risque de complications. Il existe 2 types de schémas d'injection qui sont adaptés à chaque patient en fonction du type de diabète, du besoin en insuline et du mode de vie, un schéma basale bolus avec injection d'une insuline basale le soir et d'une injection d'insuline prandiale avant un ou plusieurs repas.
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Ce schéma était choisi pour Pauline un schéma d'une à 2 injections d'insuline pré mélangée ou prémix lors de la délivrance. Il est important de s'assurer de la bonne compréhension de ce schéma par Pauline pour qu'elle puisse être autonome et observante. Pauline devra surveiller sa glycémie grâce à différents paramètres. Rappelez lui l'objectif de chacun pour qu'elle comprenne pourquoi le suivi est important.
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L'hémoglobine glyquée qui reflète le contrôle glycémique sur les 3 derniers mois. La glycémie à jeun la glycémie postprandiale correspond au taux de glucose 2 h après le repas. Ces glycémies sont réalisées par le patient par Autosurveillance Glycémique. Sensibiliser Pauline à l'Autosurveillance Glycémique qui est un élément clé pour le suivi du traitement par insuline. Elle permet de prévenir les hypoglycémies et d'adapter les doses d'insuline au quotidien.
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Pour Pauline, sous schéma basal bolus, le rythme d'autosurveillance recommandé par la HAS est d'au moins 4 glycémies par jour. Il existe à ce jour 2 types d'autosurveillance glycémique, avec un lecteur de glycémie qui mesure la glycémie capillaire et avec un dispositif de mesure en continu du glucose qui mesure le glucose interstitiel. Après le repas, le glucose consommé passe dans le sang pour être acheminé dans tout l'organisme.
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Le glucose diffuse des capillaires sanguins au liquide interstitiel pour alimenter les cellules et tissus. Cette diffusion progressive du glucose entraînera un retard de 5 à 25 Min entre les valeurs de glycémie capillaire et celles mesurées par le glucose interstitiel. Face à cette fréquence élevée d'Autosurveillance Glycémique, il est proposé à Pauline d'instaurer la mesure en continu du glucose grâce à un dispositif de capteur.
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Elle permet d'obtenir des informations immédiates sur le taux de glucose interstitiel, d'identifier les Hypo et hyperglycémies en temps réel et d'ajuster en conséquence les traitements. Cet outil permet de mettre en évidence le temps passé dans la cible ou time in range et le temps passé au-dessus et en dessous. Pour Pauline, l'objectif est de passer plus de 70% de temps dans une plage cible comprise entre 70 et 180 mg par décilitre.
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Pour conclure ce module, voici quelques points clés à retenir, il existe différents rythmes d'injection, un démarrage avec une insuline basale seule une fois par jour au même moment si besoin d'intensification, passage au schéma basal plus ou basal bollus avec ajout d'une insuline prandiale à l'insuline basale ou passage à un schéma d'une à 2 injections d'insuline prémix avec arrêt de l'insuline basale.
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Le suivi du taux de glucose s'effectue grâce à différents paramètres qui sont obtenus par Autosurveillance Glycémique. Ce module est terminé, nous espérons qu'il vous aidera à mieux comprendre les insulines et leur délivrance au comptoir. Retrouvez sur le site Lily d'autres modules qui concernent, eux, la classe des analogues du GLP 1.
Dialogue au comptoir : Délivrer une insuline
Comment répondre aux questions du patient vivant avec un diabète de type 2 sur le passage à l'insuline basale et insuline priandale
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Bonjour et bienvenue dans ce module Infofficines. Insuline et dialogue au comptoir voici Pauline. Pauline à 67 ans, est en surpoids et sédentaire. Pauline a un diabète de type 2 traité par Metformine et Gliflozine. Pauline a précédemment déjà été traitée par glp 1, un traitement qu'elle n'a pas toléré. Suite à ces derniers résultats, son médecin a modifié son traitement.
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Il ajoute à son traitement un analogue lent de l'insuline quotidien sous forme de stylo injectable. Pauline se pose des questions sur ce nouveau médicament. Elle se rend chez son pharmacien. Pauline s'inquiète de l'évolution de sa pathologie. Son diabète s'est-il brutalement aggravé ? Comment va agir l'insuline ? Votre médecin vous a prescrit une insuline basale pour aider votre organisme à mieux réguler la glycémie tout au long de la journée.
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Il s'agit ici d'une insuline basale qui va agir sur l'ensemble de la journée. L'insulinothérapie dans le diabète de type 2 devient nécessaire lorsque le pancréas ne produit plus assez d'insuline. L'insuline basale vient compenser le manque d'insuline sécrétée par le pancréas. L'évolution du diabète de type 2 requiert fréquemment un traitement par insuline. Pauline s'interroge sur l'injection de l'insuline où l'injecter. À quelle heure ? Comment ?
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Votre insuline se présente sous la forme d'un stylo injectable pré rempli. Il faut mettre en place l'aiguille, purger de 2 unités, régler le nombre d'unités d'insuline dans la fenêtre du stylo, puis injecter en sous cutané. L'injection doit se faire dans un endroit propre avec des mains propres. L'insuline peut être injectée au niveau de l'abdomen, des fesses, des cuisses ou des bras. Il faut faire une rotation des sites d'injection dans une même zone pour limiter le risque de l'HYPODYSTROPHIE.
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Qui sont des amas graisseux. Et n'oubliez pas de changer l'aiguille entre chaque injection. Les aiguilles sont à jeter dans un container DASRI disponible ici. Une fois rempli, ramenez-le à la pharmacie avec le ou les stylos usagés. Votre insuline basale s'injecte une seule fois par jour. Vous pouvez faire l'injection le matin ou le soir, mais il faudra respecter le même horaire tous les jours.
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Le médecin a insisté sur la nécessité de surveiller sa glycémie et a prescrit à Pauline un lecteur de glycémie. Pauline s'interroge, combien de fois va-t-elle devoir le faire chaque jour ? devra-t-elle recommencer tous les jours ? Est-ce vraiment nécessaire ? L'autosurveillance glycémique est indispensable pour adapter les doses de l'insuline basale en fonction de votre glycémie à jeun et prévenir les hypoglycémies.
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Généralement, il faut contrôler sa glycémie à jeun, le matin, avant ou après les repas. Au coucher, nous pouvons voir ensemble le fonctionnement de votre lecteur de glycémie, noter vos glycémies ainsi que vos doses d'insuline basale et pensez à les apporter lors de votre prochaine consultation avec votre médecin. Pauline s'inquiète des effets secondaires de l'insuline. Elle a beaucoup entendu parler des hypoglycémies sous insuline basale. Il est possible de faire des hypoglycémies.
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Vous devez savoir reconnaître les premiers signes transpiration, nervosité, tremblement, palpitation et faim dès leur apparition. Prenez immédiatement l'équivalent de 10 à 15 g de sucre, soit 3 morceaux de sucre ou une demi-canette de soda non light ou un verre de jus de fruit pour augmenter la glycémie en quelques minutes. Un contrôle de la glycémie 15 Min après est ensuite nécessaire pour prévenir les hypoglycémies. Votre meilleur allié est l'autosurveillance glycémique.
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Si plusieurs épisodes surviennent dans un temps assez court, consultez votre médecin. Pauline s'inquiète aussi de la prise de poids avec l'insuline, l'insuline basale peut provoquer une prise de poids quand l'équilibre glycémique n'est pas correct. Du sucre est éliminé dans les urines. Avec l'insuline, le sucre n'est plus éliminé dans les urines mais remis à disposition des cellules qui peuvent le stocker et entraîner une prise de poids.
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En pratique, la prise de poids dépend beaucoup du type d'insuline, du schéma d'injection et du patient. Injecter votre insuline basale le soir peut par exemple limiter la prise de poids. Continuez à faire attention à votre alimentation, pensez à faire au moins 30 min d'activité physique par jour, par exemple de la marche ou du vélo, et faites le point avec votre médecin si la prise de poids vous inquiète. Pauline doit partir quelques jours chez ses enfants dans le sud de la France.
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Comment doit-elle conserver son insuline ? Comment la transporter durant le voyage ? Avant utilisation, l'insuline en stylo pré rempli doit être conservée au réfrigérateur entre 4 et 8° sans jamais être congelée. Vous pouvez la conserver dans le bac à légumes de votre réfrigérateur avant la première utilisation. Sortez le stylo du réfrigérateur 1 h avant l'injection. Une fois ouvert, le stylo peut être conservé à température ambiante pendant 28 jours.
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Pour ne pas oublier la date, Notez la dans votre carnet d'autosurveillance ou directement sur le stylo pendant votre voyage. N'exposez pas votre stylo aux températures extrêmes, chaudes ou froides. Conservez l'insuline à l'abri de la chaleur et de la lumière. Au-delà de 30°, l'insuline peut perdre de son efficacité. En cas de doute, utilisez un stylo 9 en avion. Vous pouvez transporter votre insuline et votre matériel pour l'autosurveillance et les injections.
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Soit en soute, soit en bagage cabine. Gardez votre ordonnance avec vous pour justifier de votre traitement. Quelques années plus tard, le médecin ajoute au traitement de Pauline de l'insuline Prandiale. Pauline s'interroge sur cette nouvelle insuline, pourquoi de nouvelles injections ? L'autre insuline était-elle, inefficace ? Il existe plusieurs types d'insulines, les insulines basales, encore appelées lentes ou intermédiaires.
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À longue durée d'action qui régulent la glycémie sur la journée et la nuit, les insulines prandiales, encore appelées insulines rapides, régulent la glycémie. Au moment des repas, vous aviez une insuline basale et le médecin a ajouté une insuline prandiale pour réguler votre glycémie au moment des repas. Pauline n'est pas sûre d'avoir bien compris combien d'injections elle doit faire par jour et à quelle heure. L'injection des 2 types d'insuline se fait selon un schéma dit basale bolus.
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Une injection d'insuline basale au même moment chaque jour, le soir si vous voulez et des injections d'insuline prandiale avant chacun des 3 principaux repas. Le mode d'injection de l'insuline prandiale est identique à celui de l'insuline basale. Choisissez une zone d'injection pour l'insuline prandiale différente de celle de l'insuline basale. Appliquez le schéma de rotation sur une semaine avant de changer de zone.
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Si vous oubliez une injection, il faudra ajouter ou décaler une injection en fonction des recommandations de votre médecin. Le médecin a modifié l'insuline Prandiale de Pauline. 6 mois avant, l'insuline prandiale était à la concentration de 100 unités par millilitre et ce mois-ci, l'ordonnance indique une concentration de 200 unités par millilitre. Pauline s'inquiète, elle a peur de se perdre dans les calculs de doses à injecter.
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Les insulines prandiales sont disponibles à différentes concentrations. Les insulines concentrées permettent d'injecter un volume moindre pour le même nombre d'unités. Rassurez-vous avec ce nouveau stylo, vous n'avez aucun calcul à faire. Il vous suffit de régler le nombre d'unités notées sur l'ordonnance dans la fenêtre du stylo. Quelle que soit la concentration, vous n'avez aucune conversion à faire. Injectez-vous le nombre d'unités notées sur l'ordonnance.
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Chaque délivrance d'insuline est l'occasion de donner des informations clés au patient sur le mode d'injection, la gestion des potentiels effets indésirables tels que les hypoglycémies, la conservation de l'insuline, le schéma d'injection des insulines basales et Prandiales, les Insulines Prandiales concentrées. Merci d'avoir suivi ce module.
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Pour plus d'informations, consultez les modules comment délivrer les insulines à l'officine disponibles sur le site Lily pharmacien.

